RDC : sit-in des députés de la législature 2011-2018 en réclamation de leurs indemnités de sortie !(assemblée nationale)

Des anciens députés nationaux de la dernière législature sous l’ère Minaku ont assiégé lundi 28 octobre 2019 le bureau de l’Assemblée nationale au Palais du peuple. Motif : ils réclament auprès de Mme la présidente de la Chambre basse du Parlement des émoluments de février 2019 ainsi que leurs indemnités de sortie, depuis bientôt 10 mois.

« Mais en réalité, les émoluments de février 2019 reviennent aux députés nationaux de la législature en cours, lesquels frais leur ont déjà été payés étant donné qu’ils ont été installés mi-février et méritent donc d’être payés. Il s’agit donc là d’une erreur de jugement de la part de ces élus honoraires. La 2ème erreur est que les indemnités de sortie ont été entièrement  payées et à ce jour, aucun député de la législature passée n’accuse un retard à ce sujet. Le problème ne devrait donc pas être posé à Jeannine Mabunda, mais plutôt au trésor public (gouvernement) si retard il y’avait », souligne le cabinet de la présidente de l’Assemblée nationale.

Par contre, à en croire le député national élu et réélu de Butembo, Crispin Bindule, joint au téléphone a indiqué que ces émoluments s’élèvent à 8 millions des Francs congolais par député. Et cela concerne tous les députés nationaux de la législature passée sans exception, les non réélus comme ceux qui sont réélus.

Quant aux indemnités de sortie, l’honorable Bindule explique que la mandature passée a duré sept ans. Or, les députés avaient touché leurs indemnités de la fin du mandat ordinaire de cinq ans. Ce qu’ils réclament à présent, ce sont les indemnités pour les deux ans qui se sont ajoutés.

Donc, chaque député national de la dernière législature, a indiqué l’élu de Butembo, a droit à 8 millions des Francs congolais multiplié par six, ce qui donne un total de 48 millions des Francs congolais à chacun.

Ces derniers ont pris d’assaut certains autres bureaux de la chambre basse et ont préféré s’asseoir à même le sol pour exprimer leur angoisse.

Aucune suite favorable ne leur a été réservée jusqu’à leur départ intervenu en fin d’après-midi, a-t-on signalé.

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