Festival international de Pápa : le film « Kimpa Vita, la mère de la révolution africaine » nominé

Le tout nouveau documentaire du réalisateur Ne Kunda Nlaba va participer à la rencontre cinématographique organisée dans l’ouest de la Hongrie du 12 au 16 novembre.

La programmation au Festival de Pápa intervient moins de deux mois après la première congolaise organisée le 26 septembre à Bel Campus. Le Centre culturel de l’université kinoise avait servi de cadre à deux projections successives ce jour-là. Assez particulière, la séance initiale sponsorisée par une banque de la place était une sorte de rencontre éducative à l’intention des enfants défavorisés. Content de l’expérience, c’est avec un gros enthousiasme que Ne Kunda Nlaba avait fait part de l’expérience à sa fin. « La projection du film documentaire Kimpa Vita, la mère de la révolution africaine dédiée aux enfants défavorisés vient de se terminer avec succès. Merci à la Rawbank d’avoir permis aux cent cinquante enfants défavorisés de voir le film et apprendre leur histoire », peut-on encore lire sur Facebook. Avait suivi une projection payante pour les adultes.

Kimpa Vita, la mère de la révolution africaine s’inscrit dans l’esprit du documentaire qui annonce déjà la couleur avec cette première édition. Symbole important de l’histoire du Congo, mais pas que, comme le souligne le réalisateur, l’histoire de Kimpa Vita plus souvent évoquée à présent qu’il y a encore quelques petites années colle au contexte historique du festival. Au sujet des critères de sélection, il fait justement savoir que « les sujets peuvent dépeindre n’importe quelle période, événement de l’antiquité jusqu’au XXe siècle. Des périodes de l’histoire humaine que nos enfants ne connaissent que par les manuels scolaires, les œuvres littéraires ». Ce qui est bien le cas de la réalisation de Ne Kunda Nlaba. Savoir que le personnage à peine étudié sera mis en exergue dans cette ville dont le passé historique est significatif en Hongrie. Pápa est certes réputée pour son centre à l’architecture baroque et pour plusieurs de ses monuments remarquables, elle fut surtout un important centre religieux, catholique, protestant et hébraïque de ce pays. Et le récit de Kimpa Vita, surnommée « la Jeanne d’Arc congolaise ou d’Afrique », c’est selon, est rattaché à un pan de l’histoire religieuse du royaume Kongo. Et par-delà, de l’évangélisation en Afrique. Il y a déjà au moins ce détail qui insère le documentaire dans la catégorie « Long métrage » du festival qui fait une place aux « films historiques dits traditionnels ».

Il est clair que depuis la grande première tenue en Angola le 4 août 2016, Kimpa Vita : la mère de la révolution africaine a fait son chemin. Ce, après une seconde projection angolaise la semaine suivante déjà, soit le 11 août 2016 à Mbanza Kongo. De là, le film a commencé un périple qui l’a mené loin du continent, à commencer par Paris le 29 octobre 2016 au Cinéma le Brady, suivi de Londres le 11 novembre au cinéma Peckhamplex et de Bruxelles le 2 décembre au cinéma Aventure.

Mention spéciale du jury

Puis, il y a eu la tournée de 2017 qui s’est achevée joyeusement au Gabon. Lancé à la faveur du festival Congolisation en janvier 2017, il est en France, plus précisément au Festival international du film panafricain de Cannes en avril 2017 avant d’achever cette expédition européenne au Festival Afrykamera en Pologne en mai 2017. Et c’est aux Escales Documentaires de Libreville que le film a été vu en dernier cette année-là. Le festival lui a fait bon accueil lui décernant alors le Prix spécial du jury.

Dès le début de l’année suivante, comme revigoré par cette mention spéciale décernée au Gabon, le documentaire a mis le cap pour l’Amérique. Le 9 Février 2018, il s’est retrouvé en Californie dans le cadre du Pan African Film Festival à Los Angeles. En avril c’était au tour du Canada. L’Amérique latine a pris le relais, du 3 au 6 mai, Kimpa Vita : la mère de la révolution africaine était à l’affiche à Sao Paulo au Brésil et en novembre au Venezuela, suivi d’une série d’autres projections dans le même continent. L’on comprend que Ne Kunda Nlaba soit ravi, ainsi qu’il le dit, qu’« après avoir parcouru de nombreux pays dans le monde », son documentaire soit à nouveau dans la course. Comme l’a annoncé le réalisateur, Kimpa Vita, la Mère de la révolution africaine, «  est sélectionné au Festival international du film historique de Pápa 2020 en Hongrie ».


Adiac-congo /provinces26rdc.net

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