RDC : Fonctionnaires, Magistrats, Médecins, Professeurs… : vers une grogne généralisée !

L’Ultimatum lancé au gouvernement par l’Intersyndicale de la Fonction publique a expiré le vendredi 10 janvier. Faute de trouver satisfaction à leur revendication, à savoir : la suppression pure et simple de la retenue sur salaire de 15 pourcents au titre de l’impôt professionnel sur les rémunérations (IPR), à compter de ce mois et le gouvernement ne s‘étant guère prononcé, il est plus que probable qu’agents et fonctionnaires de l’administration publique n’enclenchent leur grève illimitée, annoncée le 14 janvier, avec occupation permanente de la « Place Golgotha » (esplanade du ministère de la Fonction publique à la Gombe).La semaine qui débute ce lundi 13 janvier ne sera pas de tout repos, pour le gouvernement et les catégories socioprofessionnelles émargeant au Budget de l’Etat. Le feu allumé par les étudiants de l’Unikin – leur campus est fermé – n’est pas encore éteint que déjà une levée des boucliers généralisée menace de paralyser la quasi-totalité des services publics.

La même fièvre est observée dans les milieux de magistrats et de médecins. Sans avoir adressé d’ultimatum à qui de droit, ces catégories professionnelles avaient déjà exprimé leur solidarité, du fait qu’ils sont tous astreints au même régime fiscal.

Quant aux professeurs d’universités, et particulièrement ceux de l’Université de Kinshasa, on se souvient qu’ils avaient pris la résolution de suspendre les enseignements, dès le premier jour des échauffourées sur le campus, et la mesure gouvernementale de renvoyer les étudiants dans leurs foyers. La logique veut que la résolution de la question de fermeture de l’Université soit dissociée de celle des professeurs qui envisagent déjà d’embrayer sur la même revendication contre l’IPR.

Les différentes catégories de fonctionnaires – policiers et militaires non compris – ne doivent pas s’attendre à un recul du gouvernement sur l’application de l’IPR. D’autant plus qu’à la Direction générale des impôts (DGI), on ne semble pas faire grand cas des frémissements de colère observés ici et là : les assignations relatives à l’IPR sont couchées dans la loi de Finances 2020. Il y a, de ce fait, peu de chances qu’elles soient gommées du jour au lendemain.

La Prospérité /Provinces26rdc.net

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*