La Libra, la monnaie digitale de Facebook, annoncée pour 2021 en format réduit

Le lancement de la monnaie digitale de Facebook, la Libra, pourrait intervenir en 2021. Le projet peut bénéficier de facteurs favorables au sein de l’économie mondiale, mais il faudra d’abord convaincre les régulateurs.

Facebook pourrait lancer la Libra, sa monnaie digitale en 2021, apprend-on du média britannique Financial Times qui cite des personnes proches du processus. Le produit devrait arriver en version limitée, après que le projet a fait l’objet d’une grande aversion de la part des régulateurs, y compris aux Etats-Unis, pays qui abrite le siège de la société de gestion des réseaux sociaux.

L’association de parties prenantes qui est derrière ce projet de monnaie digitale envisage désormais de lancer une version unique de la Libra qui sera elle-même indexée sur le dollar, à raison d’une unité de monnaie américaine pour chaque monnaie digitale Facebook. « Les autres formes de monnaies seront déployées ultérieurement », a ajouté la source de FT.

La date de lancement exacte dépendra du moment où le projet recevra l’approbation de fonctionner en tant que service de paiement de l’Autorité suisse de surveillance des marchés financiers. Selon un consensus sur le sujet, cela pourrait arriver dès janvier 2021. Pour l’instant, les autorités n’ont fait aucun commentaire.

Le moment de lancer la Libra semble bien choisi. De nombreux analystes estiment que les produits financiers classiques et surtout américains seront contre-performants pour plusieurs années encore. Ainsi, les investisseurs et les ménages sont en quête de placements refuges pour leurs actifs sous-gestion, ou leurs épargnes. Depuis le début de la volatilité qui gagne les marchés cette année 2020, des produits financiers synthétiques comme les fonds indiciels cotés et les monnaies digitales, comme le bitcoin, sont en train de connaître un succès.

En effet, derrière le succès des indices boursiers comme le S&P 500, se cache une solide performance des valeurs technologiques qui sont surévaluées et une contre-performance des entreprises d’autres secteurs qui évoluent dans un contexte inégal de relance économique. Aussi, les bons du Trésor américain et ceux des pays développés tombent progressivement dans la zone des rendements négatifs ou proches de zéro.


Agence Ecofin / Events RDC/Provinces26rdc.net

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