RDC : 15 députés provinciaux sur 25 retirent leur confiance au président et au vice-président de l’Assemblée provinciale de Sankuru

En effet, quinze de vingt-cinq députés qui composent l’Assemblée provinciale, ont rendu publique, samedi 30 novembre 2019, une lettre de retrait de confiance et de mise en accusation des honorables Benoît Olamba Odimba et Anatole Dilomba Lokotongo respectivement président et vice-président de l’Assemblée provinciale.C’est un nouvel épisode dans la confusion à la tête de la province du Sankuru.  

Les signataires mettent à charge du président et du vice-président huit griefs :

« Violation des dispositions constitutionnelles consacrant le principe sacro-saint du contradictoire et le droit de défense, extorsion des signatures et faux en écriture, rébellion contre le pouvoir central suite au refus d’obtempérer au message officiel du VPM et ministre de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières du 22/11/2019 leur demandant de rejoindre Kinshasa  pour concertation avec le gouvernement central (…), corruption et monnayage des postes ministériels faisant perdre tout crédit à la première institution provinciale, détournement des primes du personnel administratif, incitation à la haine et à la violence contre les députés provinciaux, intolérance et discrimination tribales et claniques, blocage intentionnel des initiatives parlementaires et volonté intentionnelle de créer une crise politique dans la province en vue de faire ombrage aux initiatives de développement« .

En conséquence, les députés signataires disent être dans l’obligation de sauvegarder et de consolider la paix sociale, la concorde ainsi que les acquis démocratiques dans la province.

Et pour y arriver, ils déclarent retirer leur « confiance  aux intéressés en vue de promouvoir le bon fonctionnement de notre institution ».

Cet énième épisode intervient après que le vice-président de l’Assemblée provinciale du Sankuru a demandé, le 28 novembre 2019, au gouverneur Joseph Stéphane Mukumadi en mission à Kinshasa de démissionner pour n’avoir pas présenté, à la plénière du 23 novembre 2019, son programme d’actions et son gouvernement pour investiture.

La province du Sankuru avait élu son gouverneur après toutes les provinces du pays suite au contentieux sur la nationalité du gouverneur Mukumadi alors candidat et vainqueur du scrutin face à Lambert Mende.

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