RDC : Katumbi appelle à la fin de la criminalité urbaine pour attirer les investisseurs à Butembo

Moïse Katumbi poursuit sa tournée dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC). Après Goma et BEni, l’opposant congolais a tenu un meeting à Butembo ce mardi 29 octobre à la place VGH. A l’entame de son adresse, Moïse Katumbi a appelé à la conjugaison d’efforts en vue de lutter contre l’insécurité récurrente dans cette région du Nord-Kivu, et consolider les acquis de l’entrepreneuriat local.

« J’admire votre dynamisme dans l’entrepreneuriat. Vous avez construit des maisons. Malheureusement Butembo reste confronté aux problèmes de l’insécurité et des groupes armés. Il faudrait que tout cela finisse. (Car) La première de choses, c’est la sécurité. Quand il n’y pas de sécurité, je ne vois pas les investisseurs venir, et le commerce fonctionner normalement. Mais quand il y a la paix, tout va bien marcher. Faisons notre mieux pour mettre fin à l’insécurité. Et nous allons nous investir pour cela. A Goma comme à Beni, j’ai promis d’interpeller le gouvernement à ce sujet. (Toutefois), nous allons vaincre l’insécurité si nous nous unissons. Le cas contraire, nous ne saurons pas bâtir notre ville », a-t-il déclaré.

Jadis réputée comme un oasis de paix entre deux territoires troubles (Lubero et Beni), la ville de Butembo est actuellement confrontée au problème du banditisme urbain, conséquence également de la présence autour d’elle, de nombreuses milices locales.

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Moïse Katumbi a, au cours de son meeting tenu ce mardi 29 octobre 2019, réaffirmé sa ferme volonté de trouver des solutions, dans les jours à venir, aux multiples problèmes de la population.

Il indique que le pouvoir en place l’a, à maintes reprises, bloqué parce qu’il est l’homme des solutions.

« Moi je suis l’homme des solutions. C’est pourquoi, ils m’ont bloqué. Lorsque je promets, je dois tenir ma parole », a-t-il déclaré. La vielle de Butembo bien que réputée « Oasis de paix » entre les territoires de Lubero et Beni, fait face à une panoplie des problèmes. Notamment, la criminalité urbaine, le chômage, le manque des infrastructures…

Au Nord-Kivu en général, des paisibles citoyens font également face à l’activisme des groupes armés dont les Maï-Maï et les ADF. Au Nord-Kivu, Moise Katumbi focalise l’essentiel de sa communion avec ses partisans sur la situation sécuritaire. A Butembo où il a tenu un meeting à la place VGH, sur le boulevard Président de la République, M. Katumbi a affirmé avoir rencontré des enfants des militaires décédés au front. Ces orphelins vivent, d’après lui, dans une situation difficile.

« Nos militaires souffrent au front. Hier (lundi) j’ai échangé avec les orphelins des militaires décédés au front. Des enfants en provenance de Bandundu qui vivent dans la précarité après la mort de leurs parents. Le pays ne peut pas avancer ainsi. Et Dieu ne peut pas nous bénir. Il faut respecter les militaires et les policiers. Il y a toujours des primes de guerre dans tous les pays. Si nos militaires sont bien payés, nous aurons une bonne armée. », a-t-il dit devant la foule venue l’écouter.

Il a dans cette optique, appelé le gouvernement à mettre à la disposition des hommes des troupes, les primes de guerre.

« Que le gouvernement comprenne qu’une bonne prise en charge des militaires et policiers est un préalable pour la paix dans notre pays. Il faut encourager nos hommes des troupes », a plaidé l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga, qui par ailleurs invitent les populations de la région à l’unité afin de vaincre l’insécurité.

Les territoires « troubles » de Beni et Lubero regorgent une bonne partie des groupes armés locaux et étrangers (132 au total selon HRW et GEC). Beni précisément est confronté aux massacres des civils depuis cinq ans par des combattants d’Allied democratic forces (ADF) présents sur le sol congolais depuis 1995.

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