RDC : ACAJ alerte sur la détention en secret d’un étudiant congolais en Chine

Ali Saidi Patrick est le nom d’un étudiant congolais qui croupit en détention secrète en République populaire de Chine depuis le 10 juin 2021.

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) qui alerte sur cet abus des droits garantis aux particuliers, se dit inquiète du fait que ce jeune congolais d’une vingtaine d’années, soit détenu en secret près de trois mois sans que sa famille ait de ses nouvelles.

« Nous demandons aux autorités chinoises qui nous ont lu, de mettre Ali Saidi Patrick en contact avec son avocat et ses parents. Il n’est pas normal que la Chine qui a ratifié la Charte des Nations unies sur les droits de l’homme, puisse se permettre de détenir au secret un citoyen congolais, quelque soit l’infraction qu’il aurait commise, l’idéal serait de le mettre en contact avec son avocat et sa famille pour toute éventuelle défense », a tonné Me Georges Kapiamba.

A en croire le militant des droits de l’homme, les autorités congolaises qui ont tenté maintes fois de solliciter la collaboration de leurs collègues chinois, doivent passer à la vitesse supérieure en expulsant tous les sujets chinois en séjour irrégulier sur le territoire congolais, ce qui pourrait, sans doute aboutir à la relaxation de ce jeune étudiant de Hubei university of technology.

Le président de l’ACAJ entend appeler à des grandes mobilisations devant les représentations diplomatiques de la Chine pour qu’une solution soit vite trouvée. Jean-Pierre Ali Kasala, père de l’étudiant recherché, en appelle à l’intervention du chef de l’État afin de lui permettre d’entrer en contact avec son fils.

« Je viens auprès du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi, au chef du gouvernement, aux ambassadeurs accrédités, aux étudiants de la diaspora et aux médias pour que chacun en ce qui le concerne selon son pouvoir, puisse m’aider d’entrer en contact soit par message, réseaux sociaux, audio, vidéo ou par voie consulaire, avec mon fils arrêté près de trois mois sans assistance, ni visite car personne ne sait là où il serait », s’est-il plaint.

Le cas de l’étudiant Ali Saidi Patrick s’ajoute sur tant d’autres sujets congolais qui sont victimes de tortures et violation de leurs droits dans différents pays du monde.


Ouragan FM /provinces26rdc.net

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