RDC : Adolphe Muzito recommande au 1er ministre une loi rectificative pour affecter des moyens conséquents aux FARDC

 Ce vendredi 05 août 2022 , dans la 29ème tribune du leader du parti politique Nouvel Elan qui séjourne encore en France, l’ancien premier-ministre congolais Adolphe Muzito est revenu sur les performances financières qu’enregistre la République démocratique du Congo en 2022.

Il recommande à l’actuel premier-ministre, Sama Lukonde de prendre une loi rectificative afin d’affecter utilement les ressources additionnelles au profit notamment de la défense et de la sécurité en ce moment où le pays fait face à des mouvements rebelles soutenus par des pays voisins.

« Sama Lukonde tente de terminer l’exercice 2022 avec le budget en cours d’exécution, tel que voté au Parlement à hauteur de 7 milliards USD des ressources propres. Ceci en dépit des performances des recettes en cours de mobilisation par le ministère des finances, à travers ses régies financières, lesquelles pourraient porter le budget à 10 voir 11 milliards USD des ressources internes d’ici fin 2022 », a-t-il estimé.

Selon Adolphe Muzito, si le gouvernement Sama ne décide pas d’affecter utilement ces ressources mobilisées, il ne pourrait pas non plus, tout comme ses prédécesseurs, avoir une armée qui soit dissuasive, moins encore de faire la guerre au Rwanda, ni négocier en position de force avec ce pays agresseur et les rebelles, ainsi que les groupes armés auxquels il apporte son soutien.

D’après Adolphe Muzito, cette option du refus d’élaborer une loi rectificative de la part du gouvernement aura comme conséquences notamment l’incapacité de faire la guerre à l’armée rwandaise ou de dissuader celle-ci ainsi que les groupes armés que soutient ce pays agresseur.

Il a cité également comme conséquences l’incapacité :

– de laisser au gouvernement d’affecter librement, sans cadrage légal, les ressources additionnelles, non prévues au budget 2022, soit 3 à 4 milliards $US ;

– d’empêcher le Parlement d’ordonner légalement à charge du Gouvernement de nouvelles assignations fiscales incitant celui-ci à atteindre et consolider 11 milliards $US en 2022, montant qui pourrait le rapprocher du potentiel fiscal du pays, particulièrement dans le secteur minier ;

– d’exonérer le gouvernement de son obligation de fixer à la nation un nouveau cadrage macroéconomique pluriannuel ;

– de priver au pays la possibilité d’assurer une nouvelle répartition des ressources au profit de l’armée et de la sécurité, gage de la souveraineté nationale ; des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat ; des infrastructures de base (routes, ponts, chemin de fer, aéroports,…) base de diversification de l’économie.

« Cette option de ne pas présenter au parlement un collectif budgétaire a aussi pour conséquence de faire rater au pays l’atteinte officielle de son seuil de souveraineté, qui pour nous, peut être fixé à 11 milliards $US, en dessous duquel le pays n’est pas souverain et au-dessus duquel, (ce qui serait un momentum important), la RDC deviendrait souveraine, dans l’hypothèse d’une bonne utilisation de ressources », a ajouté le coordonnateur de LAMUKA.

Il sied de signaler que rien qu’en avril 2022, les régies financières de la RDC ont mobilisé plus de 3,4 milliards de Francs congolais soit 1,7 milliard de dollars américains (USD) contre les prévisions linéaires 1.821 milliards de Francs congolais arrêtées au cours de cette même période.

Droits tiers

Le parti Nouvel Élan de l’ancien premier-ministre congolais Adolphe Muzito prend acte de l’option levée par le  gouvernement congolais  sur la réévaluation du Plan de retrait de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO).

Nouvel Élan invite, par contre, le gouvernement a s’assurer que cette décision ne serve pas de prétexte pour dépasser même d’une seule seconde, le délai constitutionnel de l’organisation des élections.

« En ce qui concerne les élections, il est vrai que la MONUSCO, sur le plan logistique était d’un apport considérable et je crois que le gouvernement prendra ses responsabilités pour combler ce vide…« , a dit, ce jeudi 4 août 2022 à la presse Blanchard Mongomba, secrétaire général du parti.

Et de poursuivre : « Si vous lisez déjà la résolution 26/12 du 20 décembre 2021 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, tous ces mécanismes étaient prévus parce qu’il est dit clairement qu’il faut travailler dans le sens de laisser au gouvernement de la République démocratique du Congo une gestion responsable. C’est-à-dire la MONUSCO devrait travailler de manière à combler les  vides qui seraient constatés si jamais l’option était levée.  Maintenant que l’option est levée et que la MONUSCO doit partir, je crois que le gouvernement ne trouvera pas de prétexte parce que c’était connu depuis 2021« .

Par ailleurs, le secrétaire général de ce parti membre de l’opposition s’est également félicité de l’affectation de plus des fonds supplémentaires à l’armée congolaise, une proposition faite, rappelle-t-il, par le leader de Nouvel Elan Adolphe Muzito afin de booster l’action des FARDC dans l’est de la République notamment.

« J’ai vu qu’il y a une loi sur la programmation militaire qui a été promulguée et je m’en félicite parce que je me rend compte que finalement la proposition de Nouvel Elan et Adolphe Muzito a été finalement récupérée…maintenant il reste que ceux qui gouvernent nous présentent comment ils vont ventiler cette enveloppe de manière à ce qu’il y ait un quota réservé aux primes et soldes de militaires, un quota réservé à l’achat de munitions et un autre au fonctionnement de cet appareil militaire« , a-t-il ajouté.

Notons qu’à ce jour, la MONUSCO s’est totalement retirée de deux régions à savoir le Kasaï et le Tanganyika suite au plan de retrait progressif et échelonné adopté en septembre 2021 avec le gouvernement congolais. Ce plan avait été approuvé par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

 

Provinces26rdc.net

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