RDC : « Au moment de la dispute, les policiers ont pris notre responsable et l’ont mis dans la jeep, ils lui ont logé une balle dans la bouche » (Témoignage- Kinshasa/Centre de santé Vijana)

Un policier commis à la garde du ministre provincial de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Dolly Makambo, a tué, par balle, l’administrateur gestionnaire du Centre de Santé de Référence Vijana, en face de la station-service de la RTNC, à Lingwala (Kinshasa), dans un conflit foncier.

Selon les témoignages recueillis sur le lieu du meurtre, le conflit foncier date de plusieurs années.

Ce mercredi 30 octobre 2019, un groupe de policiers est venu pour sécuriser la parcelle spoliée de l’hôpital alors que les travailleurs (médecins et infirmiers) s’étaient réunis et demandaient aux « maçons de partir dans le calme », raconte Chalarlin  Kalombo, médecin au Centre de Santé de Référence Vijana.

Résultat de recherche d'images pour "hopital vijana kinshasa"« A notre grande surprise, la jeep est venue là où nous étions et les policiers nous ont menacés en disant que si quelqu’un s’approche des maçons, ils vont tirer. Nous leur avons demandé pourquoi devrait-il arriver jusqu’à tirer sur des gens à leur lieu de travail, avec les malades à l’intérieur», a-t-il poursuivi.

Ce qui a conduit à une discussion entre les travailleurs de l’hôpital et les éléments de la police. Pendant ce moment-là, « ils ont pris notre AG (Ndlr, Belvis Ilo) et l’ont traîné vers la voiture, les amis ont commencé à se battre pour le récupérer parce que comme ils l’ont mis dans la jeep, certainement qu’ils vont l’emmener. Les uns se sont précipités pour fermer le portail de l’enclos. Mais quand ils l’ont mis dans la jeep, ils lui ont directement logé une balle dans la bouche. Dans cette agitation-là, on cherchait à retenir ces gens-là, tout le monde a fui », a ajouté Charlin  Kalombo.

Ces policiers armés viennent souvent contrôler la parcelle. De fois, ils prennent la boisson sur le lieu, selon des témoins. Ce mercredi, le jour du meurtre, ils n’ont pas consommé de boisson. Mais « ils prennent la boisson dans un bistrot là-bas », a-t-il conclu.

En moins d’une semaine, les éléments de la police nationale congolaise ont tué deux civils à Kinshasa.

Dolly Makambo promet de tout mettre en œuvre pour que justice soit faite(Meurtre de l’administrateur du centre de santé Vijana)

Le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières de Kinshasa dit avoir appris avec « consternation le décès par balle de l’administrateur du centre santé Vijana », survenu ce mercredi 30 octobre à Kinshasa.

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La Police nationale congolaise avait affirmé qu’il s’agit d’un policier commis à la sécurité justement du ministre provincial de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Dolly Makambo, qui a tué, par balle, ce responsable de ce complexe hospitalier, situé en face de la station-service de la RTNC, dans la commune de Lingwala.

« Un policier commis à la garde du ministre provincial de l’Intérieur, Dolly Makambo, a tiré sur un personnel du centre Vijana, à Lingwala, dans un conflit de spoliation… Il a fui mais les recherches sont déjà en cours », a dit , le commissaire divisionnaire adjoint de Kinshasa, Sylvano Kasongo.

« Tout en condamnant avec la dernière énergie cet acte ignoble, il présente ses condoléances les plus attristées à la famille éprouvée et promet de mettre tout en œuvre pour que justice soit faite », dit le ministre provincial dans un communiqué publié ce même mercredi dans la soirée.

Selon les témoignages recueillis  sur le lieu du meurtre, le conflit foncier date de plusieurs années.

Ce mercredi 30 octobre 2019, un groupe de policiers est venu pour sécuriser la parcelle spoliée de l’hôpital alors que les travailleurs (médecins et infirmiers) s’étaient réunis et demandaient aux « maçons de partir dans le calme », raconte Chalarlin  Kalombo, médecin au Centre de Santé de Référence Vijana.

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« A notre grande surprise, la jeep est venue là où nous étions et les policiers nous ont menacés en disant que si quelqu’un s’approche des maçons, ils vont tirer. Nous leur avons demandé pourquoi devrait-il arriver jusqu’à tirer sur des gens à leur lieu de travail, avec les malades à l’intérieur», a-t-il poursuivi.

Ce qui a conduit à une discussion entre les travailleurs de l’hôpital et les éléments de la police. Pendant ce moment-là, « ils ont pris notre AG (Ndlr, Belvis Ilo) et l’ont traîné vers la voiture, les amis ont commencé à se battre pour le récupérer parce que comme ils l’ont mis dans la jeep, certainement qu’ils vont l’emmener. Les uns se sont précipités pour fermer le portail de l’enclos. Mais quand ils l’ont mis dans la jeep, ils lui ont directement logé une balle dans la bouche. Dans cette agitation-là, on cherchait à retenir ces gens-là, tout le monde a fui », a ajouté Charlin  Kalombo.

Ces policiers armés viennent souvent contrôler la parcelle. De fois, ils prennent la boisson sur le lieu, selon des témoins. Ce mercredi, le jour du meurtre, ils n’ont pas consommé de boisson. Mais « ils prennent la boisson dans un bistrot là-bas », a-t-il conclu.

En moins d’une semaine, les éléments de la police nationale congolaise ont tué deux civils à Kinshasa.

provinces26rdc

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