RDC-Covid-19 : Le président Félix Tshisekedi isole Kinshasa et décrète l’État d’urgence

Le président Félix Tshisekedi, a décrété, ce mardi 24 mars 2020, l’état d’urgence en République Démocratique du Congo, au regard de la gravité du Coronavirus qui a atteint le cap de 45 victimes. 

« Devant la gravité et le caractère dangereux que comporte cette situation, je décrète l’état d’urgence, en tenant compte de la situation sécuritaire qui prévaut en ce moment dans notre pays en rapport avec la pandémie à Coronavirus. », a-t-il expliqué.

Le chef de l’État a également décidé d’isoler la ville de Kinshasa : plus d’entrée, ni de sortie par une « interdiction de tous les mouvements migratoires, par les transports en commun, des bus, camions et autres véhicules de l’intérieur vers Kinshasa et de Kinshasa vers l’intérieur. » Ce, pour épargner les provinces qui sont encore à l’abri de cette pandémie.

Il a, en outre, instruit le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, de saisir les bourgmestres afin de veiller au respect des mesures prises et des règles d’hygiène.

« Dans une période d’épreuves et d’incertitudes comme celle que nous traversons, il est nécessaire que chacun soit appelé à prendre au sérieux cette pandémie et à observer toutes les mesures décidées », a-t-il déclaré.

Félix Tshisekedi juge « urgent » de produire la chloroquine « en quantité industrielle » pour contrer le coronavirus

-Le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi a estimé mardi qu’il était « urgent » de produire de la chloroquine « en quantité industrielle » face au coronavirus, faisant allusion au récent communiqué d’une entreprise pharmaceutique installée en RDC.

« Il est urgent en effet que soit produite une quantité industrielle de la chloroquine, qui semble avoir montré son efficacité jusqu’à ce jour dans certains pays », a déclaré le président congolais dans une allocution télévisée détaillant de nouvelles mesures face à la pandémie, dont « l’état d’urgence » et l’isolement de Kinshasa du reste du pays.

Le président a souligné que « tous les scientifiques n’ont pas encore marqué leur unanimité », mais souhaite « réfléchir sans délai » sur « l’opportunité d’une pareille démarche ». Il a fait allusion à un récent communiqué de l’usine pharmaceutique Pharmakina, installée à Bukavu dans l’est de la RDC.

Dans ce communiqué, Pharmakina affirme qu’elle est disposée « à fournir de la quinine aux chercheurs disposés à travailler sur cette piste de la recherche scientifique ».

Les avis sont partagés sur l’effet contre le SARS-Cov-2, le virus qui provoque le Covid-19, de la chloroquine, un antipaludéen bon marché, et de son dérivé, l’hydroxychloroquine.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) appelle à la prudence et « condamne l’usage de médicaments sans preuve de leur efficacité ».

En France, le ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué lundi qu’il s’apprêtait à autoriser le traitement par hydroxychloroquine mais uniquement pour les formes graves et dans un cadre hospitalier « sur décision collégiale des médecins ».

Mi-février, des chercheurs chinois ont affirmé avoir eu des résultats positifs avec des essais cliniques portant sur une centaine de malades du Covid-19 dans une dizaine d’hôpitaux.

En France, une équipe a testé des patients à Marseille (sud) et obtenu des résultats qu’elle a qualifié de positifs mais sur un très petit échantillon.

RTBF /provinces26rdc.net

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