RDC-Ituri : G. Iracan exige la fin de l’état de siège et les tracasseries des motos-taxi

Le député national, Gratien Iracan joue à l’apaisement après le soulèvement des motos-taximen à Bunia ( Ituri ) suite à l’opération forcée d’achat des plaques d’immatriculation.

Des violences ont été signalées. Pour favoriser un climat de paix, l’élu de la ville de Bunia demande au gouvernement provincial de sursoir sa décision et privilégier la voie du dialogue. Pour Gratien de Saint-Nicolas Iracan, l’exécutif de l’Ituri devrait plus se focaliser sur les opérations militaires et le retour de la paix.

« Je constate avec regret les violences orchestrées dans la ville de Bunia suite au refus des conducteurs motos-taxi de s’octroyer les plaques d’identification. Nous invitons le gouvernement provincial militaire à sursoir cette démarche forcée, à initier un dialogue avec les associations et organisations regroupant les motards », dit-il. Et d’insister que « l’administration militaire provinciale devrait plus se focaliser sur les opérations militaires et le retour de la paix », a-t-il appelé.

A l’occasion, il rappelle que cette jeune province a perdu son pouvoir économique depuis près de 3 ans, ravagée par des massacres et tueries à répétition. En plus, il fait savoir que « les axes routiers sont difficilement fréquentables, les exploitations minières et agricoles étant devenues quasiment impossibles ». Et la plupart des jeunes se retrouvent dans le secteur informel pour leur survie, avant de suggérer à l’Etat d’accorder « des allègements fiscaux dans ces zones sinistrées ».

Levée de l’état de siège

Décrété depuis le 6 mai 2021 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, l’état de siège a montré ses limites, constate Gratien Iracan. Il demande donc de mettre fin à cette mesure. « Nous rappelons par la même occasion aux institutions de la République, qu’il est temps de mettre fin à l’état de siège. Les communautés de l’Est sont fatiguées par un dispositif constitutionnel qui a montré son échec. La situation exceptionnelle n’existe plus car elle est devenue normale », a-t-il dit.

Malgré le bilan mitigé dressé par les élus de l’Est, le gouvernement a, au cours de la dernière réunion du Conseil des ministres, adopté le projet de loi portant prorogation de l’état de siège. L’exécutif ne passera pas au Parlement pour obtenir le quitus, car les deux Chambres parlementaires avaient lors de la session de septembre, habilité le gouvernement à légiférer sur cette matière.


Ouragan / Provinces26rdc.net

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