RDC : La dépréciation continue du franc congolais et hausse des denrées et médicaments se poursuivent

Le franc congolais poursuit sa dépréciation sur le marché des changes par rapport à d’autres monnaies étrangères, ayant franchi la barre de 1.900 unités pour un dollar américain. Les tentatives du gouvernement de la RDC et de la Banque centrale qui tentent de le stabiliser, depuis la semaine dernière sont restées vaines .

En conférence de presse, le 30 avril 2020, le gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), Déogratias Mutombo, avait annoncé trois mesures destinées à stabiliser le franc congolais sur le marché :

– ajustement budgétaire consistant à aligner les dépenses du gouvernement au niveau des recettes disponibles.

– émission des Bons du Trésor à valeur élevée pour lever des ressources financières supplémentaires sur le marché intérieur ;
-vente directe des dollars aux banques commerciales pour diminuer la pression sur le marché de change parallèle.

Malgré ces bonnes intentions de la BCC, la situation est encore morose. Le franc congolais continue à se déprécier, en entraînant, dans sa chute vertigineuse, la hausse des prix des biens et des services sur le marché. Vendredi 15 mai 2020, la ministre de l’Economie nationale a deploré la hausse des prix des produits pharmaceutiques dans la ville de Kinshasa, sans rien dire sur la situation en provinces. Or, à mi-mai 2020, la situation des finances publiques ne s’est pas améliorée.

Ce qui a fait dire au ministre des Finances qu’elle est «assez tenue» et mérite «une gestion plus que rigoureuse». Il a, alors, fait des recommandations «au regard des engagements contractés par notre pays» par rapport, notamment, au Fonds monétaire international (FMI). Celui-ci interpelle souvent le gouvernement congolais à ne plus enregistrer des déficits budgétaires afin de préserver les équilibres du cadre macroéconomique.

En fait, les avances monétaires de la Banque centrale au gouvernement de la République sont à la base de la dépréciation continue du franc congolais. “Le recours aux avances de la Banque centrale, pour couvrir le déficit public, a induit une expansion non souhaitée de la masse monétaire, qui a exercé des pressions tant sur le marché des changes que sur le marché des biens et services”, expliquent des monétaristes. Ils précisent que “le déséquilibre du marché des changes s’est aggravé récemment sous l’effet de trois facteurs conjoncturels suivants :

-la rétention des devises par les opérateurs économiques pour motif de précaution en situation de confinement décrété par les pouvoirs publics face au covid-19 ;

-les difficultés d’importation des devises par les banques commerciales ;

-la baisse des cours des matières premières qui s’est accompagnée d’une diminution de l’offre de devises

Financial Afrik /provinces26rdc.net

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