RDC : Le « MS-G7 » réaffirme son droit de réclamer la désignation d’un porte-parole de l’Opposition(Assemblée nationale)

Le groupe parlementaire « MS-G7 » a expliqué, dans un communiqué, qu’il a le droit, mieux, le devoir de saisir les présidents des Bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat pour demander la convocation des députés nationaux et des sénateurs concernés, aux fins de la désignation du porte-parole de l’Opposition politique, en vertu de l’article 19, alinéa 2 de la Loi portant statut de l’Opposition.

Le MS-G7 a ainsi répondu à la « Dynamique pour la Vérité des Urnes » (DVU), qui a réagi à la lettre qu’il a adressée, le 1er octobre 2019, à Jeanine Mabunda et Alexis Thambwe afin d’inviter les parlementaires de l’Opposition politique à se réunir sous la facilitation des deux Bureaux, pour désigner le porte-parole de l’Opposition politique, conformément à la loi précitée. Refusant de verser dans une polémique « irrationnelle » et sans objet, suscitée par la DVU, le MS-G7 a tenu, cependant, à informer l’opinion que l’Opposition politique en RD Congo est reconnue par la Constitution en son article 8 et régie par la loi sus évoquée, qui fixe les modalités pratiques de la désignation d’un porte-parole.

Escroquerie politique et de duperie

Dans le même ordre d’idées, le MS-G7 s’est défini comme un groupe parlementaire de l’Opposition politique, au niveau national constitué conformément aux articles 22 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale et à la loi susmentionnée. « La DVU, association informelle et sans statut légal, ne reconnaît pas l’existence d’une Opposition légale au motif que les résultats des élections du 30 décembre 2018 proclamés par la CENI n’ont pas été conformes à la vérité des urnes.

C’est son droit. Toutefois, elle doit être cohérente avec elle-même et admettre qu’elle n’est pas concernée par la désignation du porte-parole de cette Opposition », a poursuivi le MS-G7, estimant que la DVU fait preuve d’escroquerie politique et de duperie en voulant une chose et son contraire à la fois.

Et d’ajouter : « S’agissant de LAMUKA, il est vrai qu’elle a toujours dénoncé le non respect de la vérité des urnes par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la Cour constitutionnelle. « Faire le jeu du camp adverse que l’on prétend combattre »
Cependant, Lamuka n’a jamais nié l’évidence de l’existence des institutions, ni demandé à ses élus de se retirer des assemblées délibérantes issues des élections du 30 décembre 2018. Vouloir donc opposer les groupes parlementaires à la plateforme politique Lamuka serait chercher sournoisement à l’affaiblir par la zizanie interne et faire le jeu du camp adverse que l’on prétend, pourtant, combattre », a ajouté le groupe parlementaire MS-G7.

Il a, enfin, exprimé sa détermination à ne permettre à personne de réussir une telle entreprise, ni de lui nier le droit de prendre, au sein de l’Assemblée nationale, toute initiative qu’elle estime nécessaire pour le renforcement de l’Opposition politique et le triomphe des idéaux pour lesquels elle s’est battue.

La Tempête des Tropiques /Provinces26rdc

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