RDC : « Les réformes électorales sont la condition de prévention des contestations futures » (Claudel Lubaya)

Le président national de l’Union Démocratique Africaine (UDA/Originelle), André-Claudel Lubaya soulève la nécessité d’engager des réformes majeures sur le processus électoral avant les scrutins de 2023.

Signataire de l’appel du 11 juillet, l’élu de Kananga rappelle que ces réformes sont un gage pour prévenir les habituelles contestations des résultats des élections.

« Les réformes électorales majeures sur les questions essentielles sont la condition de prévention des contestations futures. C’est la voie obligée pour des élections apaisées aux résultats acceptés et des institutions légitimes. Le reste n’est que distraction et envie d’accéder au gâteau », a-t-il expliqué.

Dans la foulée, le leader de l’UDA/originelle rejette l’idée d’un dialogue qui va aboutir au partage des postes entre acteurs politiques, car dit-il, ce genre d’initiative ne résout aucun problème de la population.

« 60 ans après l’indépendance, un autre dialogue politique pour le partage du pouvoir serait de trop pour un peuple clochardisé et fatigué de sa classe politique aux appétits inassouvis. Si le dialogue était une panacée, ça se saurait, sinon ça ne sert que de pansement posé sur un pied emplâtré et non sur une blessure », fait-il remarquer.

Prenant l’exemple des gouvernements issus des concertations nationales, Claudel Lubaya signale qu’ils n’ont que renforcer la crise de légitimité des institutions.

« Intégrer des individus à la mangeoire ne confère aucune légitimité aux institutions et ne résout aucun problème du peuple. Si c’était le cas, le groupe Bruno Tshibala et consorts, intégré au gouvernement n’a pas atténué, ni limité la contestation des institutions issues des élections de novembre 2011. Bien au contraire, sur le plan personnel, ceux qui ont été nommés premiers ministres et ministres, en ont tiré profit jusqu’à prendre un décret pour se garantir indûment une retraite dorée aux frais de l’état et au détriment du contribuable congolais appauvri », a-t-il désapprouvé.

Lubaya et d’autres personnalités politiques et de la société civile ont lancé des consultations pour des réformes électorales avant les élections de 2023. Le groupe de 13 dont il fait partie, a toujours clamé que sa démarche ne vise pas le partage des postes.

Dans leur cahier des charges, les 13 personnalités signataires de l’appel du 11 février proposent la révision de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), la retouche de la loi électorale, le retour à deux tours de la présidentielle, le recensement administratif de la population, etc.

Le groupe de 13 a déjà rencontré le président de la République, la CENCO, l’ECC, le Premier ministre, le président du MLC, Jean-Pierre Bemba, les principales missions d’observation électorale, l’équipe sortante de la CENI ainsi que les éminents chefs religieux membres de la CIME.


Ouragan FM /provinces26rdc.net

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