RDC : les ressortissants de Beni manifestent ce vendredi 29 novembre à Kinshasa pour exiger le départ de la MONUSCO

Une centaine de ressortissants de la ville de Beni dans la province du Nord-Kivu se sont réunis dans la matinée de ce vendredi 29 novembre à la place de la gare centrale pour se diriger au quartier général de la Mission des Nations Unies pour la stabilité au Congo (MONUSCO) afin de demander le départ de cette organisation de l’ONU.

La présence policière est également signalée sur le lieu pour encadrer cette marche.

Encadrés par les éléments de la police, les manifestants ont débuté leur protestation à la place de la gare centrale jusqu’au quartier général de la Mission des Nations-Unies pour la stabilité au Congo (Monusco) situé dans la commune de la Gombe, où un mémo sera déposé incessamment.

Pendant ce temps, à l’initiative de la société civile locale, une journée ville morte est observée ce vendredi 29 novembre dans la ville de Goma pour protester contre les massacres des civils à Beni. Les activités socio-économiques sont en grande partie paralysées dans la ville volcanique. Boutiques, magasins et autres commerces n’ont pas encore ouvert.

Et par solidarité à la population de Beni, le bureau de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu a reporté la séance plénière qui était prévue ce vendredi 29 novembre, à Goma.

D’après les manifestants, la MONUSCO est inefficace vis-à-vis de la situation qui sévit actuellement dans l’Est du pays, plus précisément à Beni où au moins 107 personnes ont été tuées depuis le 30 octobre, d’après les statistiques fournies par Kivu Security, un projet commun du Groupe d’Etude du Congo (GEC) et Human Right Watch (HRW).

Pour Mbindule Chrispin, député national, élu de Butembo, l’attaque qui a eu lieu le mercredi 27 novembre dernier à Beni, vient de confirmer ce qu’il qualifie d’inefficacité de la MONUSCO.

«  Nous sommes là parce que nous dénonçons l’insécurité dans notre province précisément en territoire de Beni et dans la ville de Beni. Il y a des tueries chaque jour et nous avons trouvé une sorte d’immobilisme au sein de la MONUSCO. Et pourtant elle a le mandat de protéger la population lors des attaques. Les tueries qui se sont passées avant hier étaient à 30 mètres du camp du contingent de la MONUSCO, donc elle n’a pas intervenue. Nous lui demandons de quitter le Congo et de nous laisser avec les FARDC qui sont en train de se déplacer tant bien que mal pour traquer les ADF « , a dit, Mbindu Lemi Chrispin, un des manifestants.

A Beni, les combattants ADF s’en prennent aux civils depuis le lancement de la grande offensive menée par les FARDC.

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