RDC : l’évacuation des immondices, un palliatif(Kinshasa)

Les eaux dégagées par les immondices ruissellent jusqu’à stagner devant les vendeurs qui étalent leurs légumes presqu’à même le sol. La voie d’accès à l’Hôpital Onatra n’est, dès lors, plus praticable. Les eaux boueuses qui suintent de cette décharge publique mêlées aux eaux de pluie obstruent le passage. Les malades sont obligés de se frayer un autre chemin pour accéder au lieu.L’évacuation des décharges d’immondices à travers les 24 communes de la capitale, et particulièrement à Kauka dans la commune de Kalamu, n’est pas aisée. Coincée entre l’hôpital de l’Onatra et le marché « Makolo ngulu », cette décharge de l’ex-Camp Cito devient source de conflit entre les vendeurs de ce lieu de négoce et les patients qui ne peuvent plus accéder à l’hôpital, surtout quand il a plu.

-La clôture devant contenir les immondices n’existe plus. Elle a cédé suite à la charge débordante de son contenu et par le fait que les engins qui évacuent les déchets percutent parfois cet enclos au point de le fragiliser. Chaque ménage est obligé de négocier avec les éboueurs privés pour l’évacuation de leurs déchets. Mais depuis un temps, les tarifs ont été revus à la hausse. Les vendeurs justifient cette majoration par la distance à parcourir jusqu’au point de décharge le plus proche. Ils sont obligés d’aller dans la commune de Makala.

A Kauka, il est formellement interdit de jeter des ordures. Les familles, qui ne disposent d’assez de ressources pour payer les charretiers, sont alors contraintes d’évacuer leurs immondices aux heures indues de la nuit à des endroits peu recommandables. Il y a cependant à craindre que la rivière Kalamu que les services de l’Hôtel de ville peinent à draguer, se transforme en dépotoir. Il urge donc que les autorités municipales pallient cette difficulté afin d’éviter l’irréparable.

RISQUE DE LA FIEVRE TYPHOÏDE

Les inquiétudes hantent les ménages aux abords de cette décharge publique de Kauka. Ceux à revenu modeste doivent faire face au risque de la fièvre typhoïde et d’autres maladies des mains sales. L’hygiène au marché où s’approvisionne tout le quartier, ne préoccupe nullement les autorités municipales. « C’est une chose qui nous inquiète. Malgré les normes de propreté que j’ai instaurées dans mon foyer, chaque mois il y a toujours une personne dans ma maison qui souffre de la fièvre typhoïde, » s’indigne une ménagère.

La tenancière d’une gargote se plaint, quant à elle, des pics récurrents des moustiques : « La seule maladie qui revient tous les mois dans ma maison, c’est la malaria. Parfois, on paie des médicaments dans une pharmacie pour se faire soigner. Mais, quelques jours plus tard, elle refait surface ». « Chiffré à 2,065 milliards USD sur cinq ans, « Kinshasa bopeto » s’articule autour de cinq grands axes: l’amélioration de la gouvernance et le rétablissement de la sécurité ; la protection de l’environnement et l’assainissement de la ville, la modernisation des Infrastructures de base, le développement des activités économiques et la création d’emplois et l’amélioration de la qualité et de l’accès aux services sociaux de base. En attendant, 17 millions de Fc ont été débloqués pour chaque commune dans le cadre de programme de Kinshasa Bopeto. Lancée le 19 octobre, « Kin bopeto » est un programme d’assainissement de la ville de Kinshasa. Le gouvernement provincial avait promis à cet effet de récompenser les 24 quartiers les plus propres, à raison d’un quartier par commune chaque mois.

Forum des As /provinves26rdc.net

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