RDC : Néhémie Mwilanya« il sera question d’étudier la meilleure façon de structurer notre plateforme » (Retraite du FCC à Kisantu)

Le Front commun pour le Congo (FCC) s’est retiré depuis mardi 26 novembre matin, pour sa première retraite politique, dans la cité de Kisantu au Kongo-Central, à près de 120 Km de Kinshasa. Cette activité a pour objectif d’établir un bilan général de cette plateforme politique en coalition au pouvoir, a indiqué Felix Kabange, membre du comité organisateur.

« Nous voulons évaluer la marche du Front commun pour le Congo, depuis sa création jusqu’à ce jour, et répondre à deux défis majeurs : le premier défi, c’est la gouvernance (…) Nous n’avons pas pu avoir la présidence de la République. Mais, le Front commun pour le Congo a eu à gagner les élections à tous les autres niveaux. Donc, nous sommes en train de gouverneur le pays et nous devons relever ce défi de la gouvernance », a expliqué Felix Kabange.

Le second défi s’inscrit dans la perspective des élections de 2023. Durant cette rencontre de quatre jours, « nous allons jeter les jalons de 2023, où nous voulons faire mieux », a-t-il poursuivi.

Néhémie Mwilanya« il sera question d’étudier la meilleure façon de structurer notre plateforme » (Retraite du FCC à Kisantu)

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Réunis depuis le mardi 26 novembre à Kisantu dans la province du Kongo central pour une retraite politique, les sociétaires du Front commun pour le Congo (FCC) envisagent entre autres l’adoption de nouvelles stratégies devant permettre au regroupement politique dont Joseph Kabila est autorité morale, de se restructurer. C’est ce qu’a indiqué le coordonnateur du FCC, Néhémie Mwilanya Wilonja, dans son mot d’ouverture des travaux.

« Concrètement, il sera question d’étudier la meilleure façon de structurer notre plateforme politique autour des leviers locaux, nationaux et dans une certaine mesure internationaux dont les animateurs loyaux et dévoués qui répondent aux exigences chères à l’autorité morale du FCC », a-t-il déclaré.

A en croire le coordonnateur du FCC, l’évaluation du processus électoral de décembre 2018 fait également l’objet des échanges de Kisantu.

« Il nous faudrait répondre à la dichotomie troublante, traduite par le triomphe du FCC aux législatives alors que dans les mêmes circonstances, le candidat du FCC à la présidentielle a été clairement en difficulté. Au-delà des conspirations avérées, d’aucuns ont vu dans ce hiatus, une matière à trahison. Aussi, dans un contexte où l’espace vital de notre plateforme politique s’est réduit, la problématique du partage des bénéfices électoraux s’est posée avec acuité, dans la phase de l’installation des institutions étant entendu que de nombreux partis non représentés au parlement estiment avoir contribué au maintien du seuil électoral… », a renchéri Néhémie Mwilanya.

Selon lui, il faut absolument une structure réformée pour un meilleur fonctionnement du FCC. Car, estime l’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, la reconquête du pouvoir passe immanquablement par une remise en question. Une remise en question visant à « faire coïncider le mode de fonctionnement de notre plateforme avec les idéaux qu’elle défend, de manière à limiter les effets pervers de la logique d’appareil afin de mieux saisir les véritables attentes de nos populations ».

Dans cette perspective, croit-il, la problématique de la restructuration du FCC devrait faire l’objet des échanges muris entre les participants, dans l’objectif de « doter cette plateforme d’organes lui permettant de poursuivre la défense de ses valeurs en renforçant davantage l’adhésion de la population ».

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