RDC-Sud-Kivu : les FARDC condamnent l’assassinat de l’acteur politique Sébastien Sebakanura

Les Forces armées de la RDC condamnent l’assassinat de M. Sébastien Sebakanura, un acteur politique dans les Hauts plateaux du territoire de Fizi (Sud-Kivu). Le porte-parole du secteur opérationnel Sokola 2 au sud du Sud-Kivu, le major Dieudonné Kasereka, affirme mardi 14 septembre, que l’ancien chef de poste d’encadrement administratif de Minembwe a été abattu devant son domicile par des inconnus. La victime, tuée dimanche 12 septembre vers 20h30 à Kiziba, revenait d’une visite de son épouse internée à l’hôpital de Minembwe. Il était à six mètres de son domicile lorsqu’il a été appréhendé par trois hommes armés qui ont tiré sur lui à bout portant.

Le porte-parole de l’armée à Uvira, le major Dieudonné Kasereka dénonce un règlement de compte entre les membres de la communauté locale à Minembwe à la base de cet assassinat.

D’après la même source, Sébastien Sebakanura avait été plusieurs fois victime des menaces de mort de la part de sa propre communauté à la suite de sa position contre la création de la commune rurale de Minembwe.

D’autres sources locales indiquent qu’il était pressenti nouveau chef local en remplacement du bourgmestre actuel Gady Mukiza dans un deal avec le chef du secteur de Lulenge à qui les autorités provinciales venaient de remettre la gestion de l’agglomération de Minembwe.

La victime était considérée en outre comme un obstacle aux plans de Twigwaneho et appelait à des solutions pacifiques grâce au dialogue entre toutes les parties prenantes.

Certains observateurs de la région contactés redoutent de nouvelles tensions après cet incident, notamment entre les clans Banyamulenge, Bagorora, Babega, Basinzira, Basita, Banyabyishii et Banyakarama.

Le bourgmestre de la commune rurale de Minembwe, Gady Mukiza, souligne que la situation est calme à Minembwe.

Il réfute toutes les allégations distillées autour de cet assassinat et exhorte la communauté locale à compatir avec la famille éprouvée en attendant les enquêtes diligentées par l’armée, la police et l’Agence nationale de renseignements (ANR).

Radio Okapi/provinces26rdc.net

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