RDC : Un dilemme pour les Kinois, la mesures de précautions du Chef de l’Etat contre le Covid-19

Après les différentes décisions qui ont été prises par le Président de la République Démocratique du Congo, Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo afin de limiter la propagation de la pandémie à COVID-19, des Kinois n’ont pas manqué de réagir.

La population Kinoise en particulier, et congolaise en général se retrouve face à un dilemme sur ces mesures de précautions prises par le premier des congolais. Il s’agit notamment de l’interdiction de tous rassemblements, réunions, célébrations de plus de 20 personnes, la fermeture des écoles, des universités, des instituts supérieurs officiels et privés sur l’ensemble du territoire national, la suspension des cultes… pour une durée de 4 semaines.

A cet effet, la population Kinoise d’une part, partage le même avis avec le gouvernement central. « Je crois que c’est une initiative ad hoc à ce moment, pourquoi parce que tout rassemblement est susceptible à la propagation de Coronavirus », a déclaré un Kinois qui a requis l’anonymat. Selon lui, par rapport à la situation présente, c‘est une décision responsable en tant qu’un Père de la Famille et garant de la nation, afin de protéger la population et garantir la sécurité sanitaire de cette dernière.

Dans cette même optique, la population congolaise apprécie la valeur que le gouvernement donne aux travailleurs et les mesures de précautions adaptées pour ces derniers, compte tenu de la situation économique du pays. « J’ai aussi apprécié du fait que le travail n’est pas suspendu, parce que vu que nous avons une situation économique ne permettant pas au gouvernement de prendre toute la population en charge », ajoute-t-il. Bien qu’elle soit une mesure très importante pour limiter cette pandémie, mais curieusement l’on constate que la population ne la respecte pas. Ce, par le fait que certains chauffeurs continuent de remplir leurs taxi-bus « Esprit de vie », Transco, taxi… au-delà du nombre recommandé.

Certaines personnes ne prennent pas en considération le port du masque, gants… Donc cela prouve qu’il n’y a pas encore la considération de la présence de coronavirus à Kinshasa, alors que c’est une réalité de fait. D’autre part, l’inquiétude des kinois se situe sur leur mode de vie qui s’élevé au taux du jour.  « Je pense que c’est une question qui mérite d’être mise en cause, parce que les congolais vivent au taux du jour. Lorsque toutes les activités sont paralysées, comment est-ce qu’un congolais peut survivre pour subvenir à ses besoins quotidiens ? Je pense que toute la population a salué cette décision, bien qu’il y ait encore ceux-là qui se plaignent surtout pour les marchands et les opérateurs économiques », nous a affirmé une personne rencontrée.

« Pour nous qui vivons au taux du jour, nous avons une difficulté de survivre avec cette décision du fait qu’il n’y a pas la circulation qui pourra nous permettre de vendre une bonne quantité de nos marchandises », telle est la désolation des mamans vendeuses dans le marché central.

Vu le grand écart du mode de vie existant entre la RDC et les autres pays touchés sur la plan social et économique : « normalement, on est censé suivre les instructions universelles de précautions contre cette pandémie comme dans tous les autres pays au monde, mais il y a un besoin qui se présente par rapport à notre mode de vie », affirment ces femmes vendeuses.

Elles ont ajouté que cela étant, il faudrait peut-être revoir cette décision empêchant à certaines personnes de vaquer à leurs occupations librement tout en se protégeant. Par exemple pour le fonctionnement des terrasses, il fallait réduire le nombre de clients comme cela est fait pour les transports en commun, afin qu’il y ait une bonne circulation monétaire.

Selon les Kinois, ces décisions finiront par augmenter la crise économique, sécuritaire dans le pays, car le taux de chômage sera élevé et risque d’entrainer d’avantage les jeunes débrouillards au vol, viol par manque d’occupation quotidienne. « Devons-nous respecter ce confinement puis mourir de faim ? Le gouvernement doit réfléchir et revoir toutes ces mesures », concluent ces femmes du Grand marché de Kinshasa.

L’Avenir /provinces26rdc.net

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