RDC : un outil pour prévoir les conflits dans le monde(Eau potable)

Alors que les conséquences du réchauffement de la planète interpellent et menacent de se multiplier, certains redoublent leurs efforts pour les freiner. L’une de ces conséquences est liée aux ressources d’eau potable dans le monde, qui risquent de se raréfier dans certains endroits. Et à mesure que ces ressources en eau s’amenuisent, des conflits risquent d’éclater. C’est avec cette problématique en tête que des chercheurs de six organisations différentes sont parvenus à développer un outil pour prévoir la naissance et la localisation de ces conflits, rapporte The Guardian.Des chercheurs ont mis au point un outil qui pourra prédire, un an à l’avance, les conflits naissants liés au manque d’eau potable, selon « The Guardian ».

Un outil d’autant plus nécessaire que, comme le fait remarquer le quotidien britannique, les actes de violence liés aux problèmes d’accès et d’approvisionnement en eau potable ont augmenté sur la dernière décennie, notamment en Inde et en Syrie. Baptisé Water, Peace and Security (WPS), cet instrument a été financé par le gouvernement néerlandais et a été présenté au Conseil de sécurité des Nations unies avant d’être officiellement lancé le mois dernier.

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Cet outil, le tout premier du genre à voir le jour, peut prédire jusqu’à un an à l’avance l’apparition de ces conflits, dans le monde, détaille The Guardian. Pour y parvenir, il intègre et analyse des données environnementales telles que les quantités de précipitations et les périodes de sécheresse, mais prend aussi en compte des facteurs politiques, économiques, et sociaux. Selon les précisions de Charles Iceland, un des chercheurs à l’origine de cet outil, ce dernier « examine plus de 80 indicateurs sur 20 ans. Ce qui lui permet d’utiliser ces données et les liens entre les différentes variables pour prédire l’apparition possible d’un conflit au cours des douze prochains mois ».

Si l’outil est accessible en ligne par tout le monde, il s’adresse tout d’abord aux classes politiques et aux administrations chargées des politiques publiques et aux individus résidant déjà dans des régions en stress hydrique. Pour l’instant, souligne The Guardian, il a notamment prédit que plusieurs conflits pourraient apparaître en 2020 en Irak, en Iran, au Mali, ou encore au Pakistan, au Nigeria ou en Inde.


Le Point /Provinces26rdc.net

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