RDC : Vital Kamerhe pourrait avoir été victime d’un empoisonnement, sa vie ne tient plus qu’à un fil!

Selon un article de la journaliste Colette Braeckman tiré du média belge « Le Soir.be », Vital Kamerhe, jusque-là directeur de cabinet du président de la République Démocratique du Congo, « pourrait avoir été victime d’un empoisonnement » depuis la prison de Makala.

D’après cet article intitulé « la descente aux enfers de Vital Kamerhe », la vie du président de l’Union pour la Nation Congolaise, UNC, l’un des hommes politiques les connus du Congo et toujours très populaire dans l’Est du pays, « ne tient plus qu’à un fil ».

A en croire Colette Braeckman, « hospitalisé au centre Nganda à Kinshasa, il (Kamerhe) aurait perdu 18 kilos, sa tension serait tombée à 8,5 et, inconscient, il a été placé sous assistance respiratoire ». Voici deux jours rappelle le média belge, au sortir d’une visite, le vice-ministre de la justice avait déjà déclaré que l’ancien allié du président Tshisekedi qui, en titre, est toujours son directeur de cabinet, serait dans un état critique. Seule une évacuation sanitaire urgente pourrait,- peut-être- le sauver mais une telle décision dépend directement du chef de l’Etat Félix Tshisekedi.

« Autres temps autres mœurs : alors que jadis le père du président actuel, Etienne Tshisekedi, opposant farouche au président Mobutu, bénéficia plusieurs fois d’évacuations sanitaires autorisées, (sinon financées) par le chef de l’Etat, il apparaît que son fils serait trop occupé par la fin des consultations nationales pour autoriser une telle mesure. D’après certaine sources, Vital Kamerhe, condamné à vingt ans de travaux forcés, aurait contracté la covid durant son séjour à la prison de Makala, mais selon d’autres informations, il pourrait avoir été victime d’un empoisonnement », fait remarquer le récit.

Selon toujours le même article, « la « descente aux enfers » de Vital Kamerhe a commencé l’été dernier, lorsque le jusque-là tout puissant directeur de cabinet du chef de l’Etat a été accusé d’avoir détourné 50 millions de dollars. Dans le cadre du « programme des cent jours du président » cette somme devait être affectée à la construction de 3500 maisons préfabriquées destinées à des programmes sociaux ».

A l’issue d’un procès très médiatisé, qui débuta par la mort mystérieuse de l’un des juges explique Le soir.be, « Kamerhe fut condamné en même temps qu’un homme d’affaires libanais Samih Jammal, mais ce dernier, vu son âge et ses relations, fut autorisé à quitter le pays, de même que l’homme d’affaires américain Erwin Blattner ».

« Depuis sa cellule de Makala, Kamerhe, lui, ne cessa de clamer son innocence, mais tous ses recours furent systématiquement rejetés, même s’il est apparu plus tard que les maisons en question avaient bien été construites et livrées par l’Angola et la Zambie. Si elles n’ont pas été remises à leurs destinataires, c’est parce que l’Etat congolais n’a pas encore payé les frais de douane… », souligne Colette Braeckman qui précise qu’ « en réalité, le procès fait à Kamerhe fut aussi politique que judiciaire : le directeur de cabinet du président a peut-être, aussi, été victime de lui-même. Son train de vie, la munificence de son mariage avec Hamida Shatur, ex épouse de la star JB Mpiana avaient fait jaser et une certaine arrogance avait fait le reste. Car Kamerhe ne se privait pas de rappeler, un peu imprudemment, que c’est grâce à lui que Félix Tshisekedi était devenu président et qu’il lui était aussi redevable que naguère un certain Joseph Kabila ».

Au Congo comme ailleurs indique Braeckman, il n’est pas bon de souligner que l’on a été faiseur de roi et que le pouvoir suprême n’est pas hors de portée…


Actu 7 /provinces26rdc.net

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