Trump pointe à nouveau la Chine du doigt au sujet du coronavirus : « On aurait pu sauver de nombreuses vies » (100 morts USA)

Donald Trump s’est dit dimanche « un peu contrarié » par l’attitude de la Chine sur le coronavirus, accusant de nouveau Pékin de ne pas avoir partagé des informations cruciales sur l’épidémie.

Les autorités chinoises « auraient dû nous informer », a assuré le président américain, qui a par ailleurs répété l’expression « virus chinois » qui irrite vivement le régime de Pékin.

Même s’il semble faire porter aux autorités communistes chinoises une part de responsabilité dans la propagation du coronavirus, détecté pour la première fois en décembre dans la ville chinoise de Wuhan, M. Trump soutient avoir une très bonne relation avec son homologue Xi Jinping.

Il a de nouveau affirmé dimanche que la relation sino-américaine était « très bonne ». Mais, a-t-il dit également, « j’aurais apprécié qu’ils nous informent de ce problème trois mois plus tôt ».

« On aurait pu sauver de nombreuses vies dans le monde entier », a ajouté M. Trump.

Coronavirus : 100 morts en 24h aux États-Unis

-Bill de Blasio

Les États-Unis sont frappés de plein fouet par la COVID-19 alors que plus de 100 personnes sont mortes en 24 heures et que plus de 33 000 cas étaient répertoriés dimanche, faisant du pays le troisième plus touché au monde. 

Selon les données compilées en début de soirée dimanche par l’Université Johns Hopkins, les États-Unis comptent désormais 33 276 cas de coronavirus. Nos voisins du sud se classent derrière l’Italie et la Chine, tout juste devant l’Espagne.

Le nombre de décès chez les Américains grimpe aussi en flèche, alors que le pays comptait près de 400 morts contre 278 la veille.

L’État de New York faisait état dimanche, vers 20h, de 117 morts et de plus de 15 000 cas confirmés. C’est près de 5 % des cas dans le monde.

Washington et la Californie se trouvent tout juste derrière, avec respectivement 95 et 30 morts.

Le pire à venir  

Ce ne pourrait bien être que la pointe de l’iceberg, avertit le maire de New York, Bill de Blasio. « La vérité, que les New-Yorkais et tous les Américains méritent d’entendre, c’est que cela ne va faire qu’empirer. En réalité, avril et mai vont être vraiment pires », a-t-il déclaré à la chaîne NBC.

Épicentre de la crise aux États-Unis, la Ville de New York recensait dimanche au moins 60 décès, plus de 9000 personnes infectées, dont 1000 hospitalisations. Alarmé par le risque de voir mourir « des personnes qui auraient pu vivre », Bill de Blasio n’a pas hésité à fustiger la gestion de la pandémie par le président Donald Trump.

Pour éviter la propagation du virus, réduire la densité et favoriser la distanciation sociale, le gouverneur Andrew Cuomo a d’ailleurs proposé dimanche d’interdire les voitures dans certaines rues de New York.

Manque d’équipement  

Les inquiétudes subsistent d’ailleurs sur un éventuel manque d’équipement pour traiter les patients atteints de la COVID-19.

Le maire new-yorkais craint un éventuel débordement des hôpitaux, en plus d’une pénurie généralisée de respirateurs et de masques chirurgicaux.

Même son de cloche du côté de l’État de Washington, qui prévoit être à court de ventilateurs dès le début du mois d’avril. En Californie, les autorités de la santé ont demandé aux hôpitaux de restreindre les tests pour la COVID-19 par peur d’en manquer.

Augmentation des cas en Europe 

De l’autre côté de l’océan, le coronavirus continue de se propager en Europe, particulièrement en Italie, qui compte désormais près de 60 000 cas. Le pays dresse un triste bilan de 5476 décès, dont 651 dans les dernières 24 heures. Le premier ministre Giuseppe Conte a déclaré dimanche l’arrêt de « toute activité de production sur le territoire qui ne serait strictement nécessaire », dans un pays déjà en confinement.

De son côté, l’Espagne dénombre 28 768 diagnostics positifs, 1772 morts, soit environ 400 de plus que samedi. Un énorme hôpital de campagne a été mis en place à Madrid, qui compte près de 10 000 cas, et le gouvernement a décrété le prolongement du confinement jusqu’au 11 avril.

Face à la propagation du virus, la Grèce a aussi décidé de confiner sa population dès lundi.

Le Royaume-Uni a, de son côté, ordonné la fermeture des écoles, pubs, cinémas et salles d’entraînement, sans toutefois ordonner de confinement généralisé.

JDQ /La Libre /provinces26rdc.net

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