Violences xénophobes en Afrique du Sud : la RDC en quête des « preuves tangibles »

L’Ambassade de la République démocratique du Congo (RDC) à Pretoria a demandé , lundi 09 septembre , à ses ressortissants qui ont été victimes des violences xénophobes qui secouent les mégapoles sud – africaines d’apporter des « preuves tangibles ».

Dans un communiqué signé par l’ambassadeur Bene M’poko, la représentation diplomatique s’adresse aux ressortissants congolais « qui ont été directement ou indirectement victimes » desdits actes à « bien vouloir la contacter ».   Elle demande qu’une « description des faits , accompagnées des preuves tangibles , soit transmise au bureau de l’ambassade chargé  des affaires publiques ».

Dirigées contre les immigrés africains et asiatiques dans le pays le plus industrialisé du continent , les violences xenophobes se sont soldées par la mort d’une dizaine de personnes.

Le premier ministre Sylvestre Ilunga , avait annoncé que la Ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, pourra se rendre à Pretoria dans les prochains jours si ces violences mettent en insécurité les ressortissants de la RDC.  « Quelque soit ce qui est arrivé ces jours, nous ne devons pas oublier que l’Afrique du sud est un pays frère et ami, qui a aussi ses problèmes internes », avait nuancé Ilunkamba.

Le Nigeria a annoncé, ce lundi, le rapatriement de quelque 600 compatriotes qui « désirent rentrer au pays ».

Les immigrés sont ciblés  pour avoir massivement envahi le secteur de l’emploi dans un pays frappé un taux élevé de chômage.  Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, a dénoncé , jeudi dernier, des violences « inacceptables » marquées par  des pillages et des attaques « injustifiables ».

« Des vies ont été détruites. Il ne peut pas y avoir d’excuse pour la xénophobie. Il n’y a aucune justification pour les pillages et les destructions », a ajouté le président Ramaphosa dans un message télédiffusé.

L’Afrique du Sud est régulièrement secouée par les violences xénophobes sur fond d’un fort taux de chômage et la pauvreté. Au moins 7 personnes avaient été tués en 2015 au cours de pillages visant des commerces tenus par des étrangers à Johannesburg et à Durban.  Les plus meurtrières violences xenophobes dans ce pays remontent à il y a 11 ans. Elles avaient fait une soixantaine de morts.

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