RDC : « le chef du renseignement militaire s’en va avec plusieurs secrets d’Etat  » décès du Gen. Delphin Kahimbi

Cet officier des Forces armées de la République démocratique du Congo est décédé dans la matinée, alors qu’il était attendu au conseil national de sécurité (CNS) pour un interrogatoire sur les griefs retenus à sa charge. Suspendu jeudi 27 février de ses fonctions, le général Delphin Kahimbi s’est éteint ce vendredi à l’hôpital du Cinquantenaire à Kinshasa.

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Certaines sources coupées indiquent que le général Kahimbi s’est suicidé pour ne pas livrer les informations attendues.

Ainsi, il meurt avec plusieurs secrets d’Etat, car ayant travaillé plusieurs années sous le régime de l’ex Président de la République Joseph Kabila Kabange.

Pour rappel, cet ancien chef du renseignement militaire a été interdit par la DGM d’embarquer pour la RSA, suite aux accusations portées contre lui, notamment le fait de vouloir mettre les communications du chef de l’Etat à l’écoute.

Disparition du général Delphin Kahimbi « Acaj appelle à une enquête indépendante et parle d’un coup dur pour les victimes des droits de l’homme »

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj) a, par l’entremise de son coordonnateur, Georges Kapiamba, appelé ce vendredi 28 février, à une enquête indépendante afin d’élucider les circonstances de la mort du général Delphin Kahimbi, chef d’état-major adjoint des FARDC en charge de renseignements militaires.

Le chef d’état-major adjoint des FARDC en charge de renseignements militaires, le général Delphin Kahimbi, est décédé ce vendredi 28 février à l’hôpital du Cinquantenaire de Kinshasa. L’information a été confirmée par son épouse, Brenda Kahimbi.

La cause du décès n’est pas encore connue.

Suspendu de ses fonctions la veille, il devrait être auditionné ce matin au conseil national de sécurité.

Georges Kapiamba @KapiambaGeorges

Décès du général Delphin Kahimbi : des zones d’ombres persistent à propos d’une « présumée déstabilisation de la RDC »

Le général Delphin Kahimbi, chef d’état-major adjoint des Forces armées de la RDC (Fardc) en charge de renseignements militaires, est décédé ce vendredi 28 février à Kinshasa. Le corps sans vie du désormais feu le général Kahimbi serait gardé à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire. Si officiellement rien n’est confirmé sur les causes de cette mort, des sources crédibles renseignent que ce proche de Joseph Kabila se serait logé une balle dans la tête.

« Avec la disparition de Kahimbi, peu d’éléments seront donc mis à la disposition des services de sécurité quant à son implication présumée dans une action programmée de déstabilisation des institutions ainsi que la dissimulation d’armes dont il est accusé d’en être l’auteur », renseigne un haut gradé de l’armée congolaise qui a requis l’anonymat.

Delphin Kahimbi décède quelques heures après sa révocation de son poste et à la veille de son audition programmée à l’auditorat militaire pour des faits graves qui lui seraient reprochés, notamment la tentative de déstabilisation des institutions de la RDC.

Delphin Kahimbi a été suspendu de ses fonctions après avoir été interpellé le 20 février dernier par la Direction générale de migration (DGM) alors qu’il devait se rendre en Afrique du Sud. Plusieurs sources sécuritaires indiquent que le général Delphin Kahimbi, chef d’état-major adjoint des FARDC en charge du renseignement militaire était accusé d’avoir dissimulé des armes et de tentative de déstabilisation. Le chef d’état-major adjoint des FARDC était également soupçonné d’autres faits infractionnels très graves liés à la sécurité de l’Etat.

Peu de renseignements sont disponibles au sujet du parcours de cet homme qui est devenu, au fil de temps, une pièce maîtresse de la Détection militaire des actions anti-patrie (Demiap), l’agence de renseignements militaires en RDC. Il fait surface en 2006 dans l’Est du pays où il est commandant adjoint de la 8ème Région militaire. En 2008, il passe commandant en second de l’armée congolaise dans le Nord-Kivu et à la tête du commandement opérationnel des zones de Kiwanja et Rutshuru où il dirige les opérations contre le groupe rebelle Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).

Le général Kahimbi disparaît des radars pour réapparaître en 2014, dans de nouvelles fonctions de coordinateur du processus de pré-désarmement, démobilisation et réintégration des ex-combattants. Mais c’est plus récemment, en tant que chef des renseignements militaires, que Delphin Kahimbi se fait griller par les radars internationaux. Ceux-ci l’accusent d’être impliqué dans des arrestations arbitraires, des détentions et des mauvais traitements à Kinshasa, entre autres dans le contexte de la répression des partis d’opposition.

provinces26rdc.net

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