RDC-Lubumbashi : Kabange, Kasongo et Momat tempêtent contre la répression de la marche pro-Mulunda

Les cadres du Front commun pour le Congo (FCC) fulminent contre la répression de la marche organisée, ce mardi 18 janvier à Lubumbashi ( Haut-Katanga ), pour exiger la libération de l’ancien président de la CENI, Daniel Ngoy Mulunda.

Membres de la famille politique de Joseph Kabila, Félix Kabange, Félix Momat et Lucain Kasongo dénombrent plusieurs cas de violation des droits de l’homme par les éléments de la police nationale congolaise, pourtant s’indignent-ils, cette manifestation a été autorisée la veille par l’autorité urbaine.

Selon l’ancien ministre de la Santé, Félix Kabange, il y a eu usage de la part de la police des balles réelles, baïonnettes, seringues avec liquide inconnue. Le bilan qu’il dresse, fait état de « 14 blessés graves, 41 légers, 10 arrestations et des députés nationaux brutalisés ».

« Il est inadmissible qu’une marche pacifique autorisée par l’autorité urbaine soit violemment réprimée par la police en usant de balles réelles et de gaz lacrymogènes, blessant les députés nationaux », a condamné Lucain Kasongo. Le secrétaire permanent adjoint du PPRD qualifie l’action de la police de « barbare ».

Pour l’ancien vice-ministre du Budget, Félix Momat, cette répression est un « véritable recul de la démocratie consolidée durant 2 dernières décennies ».

« Profondément choqué par l’extrême violence de la PNC (Police nationale congolaise) pour réprimer la marche pacifique en soutien au pasteur Mulunda. Je condamne l’attitude belliqueuse des autorités provinciales et l’usage disproportionné de la force », a-t-il détoné.

L’ancien président de la centrale électorale est incarcéré à la prison de Kasapa. Daniel Ngoy Mulunda a été condamné, le mardi 26 janvier 2020, à trois ans de prison ferme et au paiement d’une amende de 500.000 francs congolais pour « incitation à la haine tribale, propagation de faux bruits et atteinte à la sûreté intérieure de l’État ». Pour le collectif des femmes leaders katangaises, l’ancien président de la CENI est victime de la « vérité ».


Ouragan / Provinces26rdc.net

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